Un nouvel élan de joie missionnaire

Quelques « perles » spirituelles arrachées ça et là de la toute nouvelle Exhortation apostolique du pape François, « Evangelii Gaudium », sur le thème de la joie qui remplit le cœur des chrétiens qui annoncent l’Evangile dans le monde d’aujourd’hui. On excusera l’arbitraire de ce choix (qui ne couvre que le début du document), mais que chacun les lise comme une invitation au renouvellement de son élan missionnaire (et peut-être aussi à s’imprégner du texte intégral).

« La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. (N°1) »

« Quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts, il n’y a plus de place pour les autres, les pauvres n’entrent plus, on n’écoute plus la voix de Dieu, on ne jouit plus de la douce joie de son amour, l’enthousiasme de faire le bien ne palpite plus. (N°2) »

  • « Notre joie chrétienne jaillit de la source du cœur débordant de Jésus. Pourquoi ne pas entrer nous aussi dans ce fleuve de joie ? (N°5) »
  • « Si quelqu’un a accueilli l’amour de Dieu qui lui redonne le sens de la vie, comment peut-il retenir le désir de le communiquer aux autres ? (N°8) »
  • « La vie augmente quand elle est donnée et elle s’affaiblit dans l’isolement et l’aisance. Retrouvons et augmentons la ferveur, la douce et réconfortante joie d’évangéliser, même lorsque c’est dans les larmes qu’il faut semer. (N°10) »
  • « L’Église ne grandit pas par prosélytisme mais « par attraction ». (N°14) »
  • « Les évangélisateurs ont “l’odeur des brebis” et celles-ci écoutent leur voix. (N°24) »
  • « L’évangélisation joyeuse se fait beauté dans la liturgie, dans l’exigence quotidienne de faire progresser le bien. (N°24) »
  • « La paroisse est communauté de communautés, sanctuaire où les assoiffés viennent boire pour continuer à marcher, et centre d’un constant envoi missionnaire. (N°28) »
  • « L’important est de ne pas marcher seul, mais de toujours compter sur les frères. (N°33) »
  • « L’Église n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile. (N°47) »
  • « Je préfère une Église accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Église malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités. (N°49) »

Père Rémy Crochu
10 décembre 2013