Profitons de l’aubaine !

J’ai récemment fait l’apologie du petit livre du philosophe chrétien Fabrice Hadjadj, « l’aubaine d’être né en ce temps ». Et je disais qu’il faut être culotté pour oser écrire ça ! Le mot « aubaine », au sens figuré, signifie ce une chose inespérée qui arrive à quelqu’un, une « opportunité », de la « veine » en quelque sorte. Mais au sens littéral, il s’agissait d’un droit, aujourd’hui aboli, des seigneurs de disposer, à sa mort, des biens d’un étranger (albanus) ayant vécu sur son territoire. Et Hadjadj ajoute

Je laisse à mon auteur le soin de défendre son point de vue concernant l’avantage à son sens d’être « né en ce temps ». Mais je voudrais reprendre sa formule pour suggérer à chacun de vous, amis et paroissiens, d’envisager l’année qui commence comme une « aubaine », et d’en profiter au maximum.

Cette année est une chance, une occasion dont il va falloir tirer tous les avantages possibles, et cela en dépit des conditions dans lesquelles elle démarre. En effet, on peut comprendre le mot « aubaine » comme le don par Dieu d’un cadeau inespéré.

Certains pensent que, si nous sommes vivants aujourd’hui, en cette période précise, c’est le fruit du hasard. Mais, si nous acceptons de vivre ce temps et particulièrement cette année comme une chance offerte par le Seigneur, une occasion inattendue, ça change totalement la manière de l’aborder.

La rentrée ? Une aubaine ! Mon travail, mes engagements ? Une aubaine ! Ma famille, mes enfants ? Une aubaine !

Le pèlerinage de rentrée sera l’occasion de se partager un certain nombre de changements et de nouveautés, au sein de la paroisse. Pas de révolution, mais des réajustements nécessaires pour avancer. La réflexion autour du projet pastoral doit nous conduire à mieux comprendre ce que Dieu veut et à le vouloir ensemble. Le grand appel de ce temps est plus que jamais à l’audace de rayonner la joie de l’évangile au sein des multiples tâches de la communauté.

Des jeunes rencontrés cet été n’y sont pas allés par quatre chemins. Ce qu’ils attendent de la paroisse, disent-ils, c’est qu’elle rayonne la joie. Et ce n’est pas qu’une formule quand on voit s’exprimer, dans un camp comme celui de la Cotellerie au début de juillet, leur soif de cette joie chrétienne.

Cette année encore, faisons de tous nos rendez-vous et de tous nos projets, une aubaine pour que la joie de l’évangile soit davantage vécue et partagée. Hadjadj dirait qu’il s’agit d’un véritable « combat ». Alors, amis : « A mon commandement : âmes… en joie… feu ! »