Présentation de la thèse du P. Antoine DUNIA sur la Liturgie

La participation active des fidèles

dans la liturgie

à la lumière du Concile Vatican II.

1 – La question de la participation active fut l’une des revendications majeures de Vatican II et la motivation première des réformes d’après le Concile. L’expression « participation active » a alors acquis un coefficient pontifical plus élevé et est devenue une sorte de slogan dans le milieu catholique. Or, quand quelque chose se change en slogan, il faut vous en méfier. Dans une vision simpliste, certains réduisaient « participation active » à « faire quelque chose » pendant la célébration. A la lecture de la Constitution Sacrosanctum Concilium (1er document voté par le Concile le 4 déc 1963, dont le texte a été mûri par le Mouvement Liturgique), on se rend compte que l’expression participation active est plus complexe qu’on le croit. Elle renvoie d’abord à une question ecclésiologique qui demande d’être articulée avec la christologie et la pneumatologie. Autrement dit, la liturgie est exclusivement action de l’Église, en tant que corps du Christ, animée par l’Esprit : « Les actions liturgiques ne sont pas des actions privées, mais des célébrations de l’Église, qui est le sacrement de l’unité c’est à dire le peuple saint réuni et organisé sous l’autorité des évêques. C’est pourquoi elles appartiennent au Corps tout entier de l’Eglise, elles le manifestent et elles l’affectent ». Il n’existe donc pas une célébration liturgique d’une famille, d’un groupe qui partage les mêmes opinions, … il existe la liturgie de l’Eglise : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Mt 18, 20). Vous remarquerez d’ailleurs que la structure de la liturgie est en « nous » (les oraisons, la prière eucharistique, …).

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Participation active des fidèles