Le Carême de la Miséricorde

Depuis le mercredi 10 février, a commencé le cycle de 40 jours du temps de carême, qu’on pourrait appeler, à juste titre, le Carême de la Miséricorde. Temps au cours duquel la foi, l’espérance et la charité se donnent rendez-vous, de manière plus pressante, dans le cœur de ceux qui aiment Dieu et sa création.

La dynamique de l’année liturgique est frappant lorsqu’on voit comment l’Eglise a sagement disposé des moments privilégiés (séries de 40 jours) pour que les chrétiens vivent profondément et intensément le mystère de l’immense amour de Dieu, source de joie et d’espérance.

La liturgie aime beaucoup le cycle de 40 jours sanctifié par Jésus au désert et évoquant l’antique séjour du Peuple de Dieu pendant 40 ans (dans l’attente de l’entrée en Terre Promise) ; 40 jours séparent Noël de la Présentation de Jésus au Temple (2 février) ; 40 jours (moins les dimanches) séparent le mercredi des Cendres de Pâques, (temps de Prière intense – Jeûne Partage) ; 40 jours s’étendent entre Pâques et l’Ascension (Le Ressuscité rassure et réconforte ses apôtres) ; 40 jours s’écoulent de la fête de la Transfiguration (6 août) à celle de la Croix Glorieuse (14 septembre), … Ce sont là des moments favorables pour vivre quotidiennement la Parole de Dieu qui ouvre le temps de carême (Mt 6, 1-6.16-18) :

Moments de prière : Avec le psaume 50, le Seigneur nous invite à nous rapprocher de lui en préparant nos cœurs, en prenant conscience de nos péchés et en fondant notre bonheur en celui qui nous justifie.

Moments de faire Aumône : La Parole de Dieu nous appelle au partage avec nos frères, d’ouvrir nos maisons et nos mains pour secourir celui qui est dans le besoin. Des organismes et des associations qui luttent pour le droit et la justice, contre la faim et les maladies proposent la charité ici et ailleurs. Notre don, notre participation est une œuvre de miséricorde.

Moments de jeûner : cette parole nous appelle à regarder nos habitudes et nos pratiques en matière d’alimentation, de biens matériels, du temps à la prière. ..

Des pratiques ecclésiales : le temps de prière personnelle, des rencontres communautaires (pèlerinage à Lourdes, à Rome et dans d’autres lieux de prière), sont des belles occasions pour marcher entre frères et bâtir ensemble l’Eglise. Les visites aux personnes âgées et aux malades sont aussi vitales pour eux et pour l’Eglise.

Tous ces moments  réjouissent le Seigneur, lui qui se donne à nous pour que nous nous donnions à tous ceux qu’il a daigné mettre sur nos routes afin de former un seul corps, même lorsque cela ne semble pas évident.

Que ce Carême soit pour nous tous et pour chacun un vrai chemin, à l’école de Celui qui nous a aimé et s’est livré pour nous (cf. Ga 2, 20), lui qui ne cesse de nous plonger dans son cœur miséricordieux.

Antoine DUNIA CIRUHULA