Irons-nous à sa vigne ?

Après le temps des vacances estivales c’est le temps de la rentrée. Après avoir fait une pause, profité de rencontres et de la chaleur c’est le retour à l’école, aux études, au travail, aux services, au bénévolat.

Dans notre région ce temps est encore marqué par les vendanges. Après une année de labeur, de soin à la vigne, pour le vigneron, c’est l’effervescence dans la cave. Il faut ramasser les fruits au bon moment, à la bonne maturation.

Dans l’évangile nous pouvons lire la parabole du maître qui embauche des ouvriers à toute heure. Les ouvriers envoyés à la vigne, c’est nous tous. Car le Christ n’a pas d’autres mains que les nôtres pour transformer le monde. Les mains du Christ, le regard du Christ, la tendresse du Christ doivent désormais passer par nos mains, nos yeux et notre coeur.

Nourrir ceux qui ont faim, vêtir ceux qui sont nus, soigner, visiter, accueillir, pardonner, autant de gestes concrets qui vont signifier pour nous une réponse vraie au maître de la vigne qui nous embauche.

La vigne qui nous est confiée peut se décliner en de multiples formes. La paroisse a aussi besoin d’ouvriers, pour former, pour accompagner des enfants, des jeunes, et des moins jeunes comme les personnes malades âgées, isolées, handicapées. Parce qu’elles ne peuvent plus se déplacer ces personnes aimeraient une visite, recevoir la communion. Il faut voir le beau sourire avec lequel ces personnes nous accueillent à leur domicile. N’est ce pas là un beau fruit. L’aumônerie des Pampres Dorés serait heureuse d’accueillir des bénévoles même pour un temps court, pour un coup de main. Bouger des chaises, rouler une personne dans son fauteuil est à la portée de tous. Donner du temps pour écouter, échanger avec les résidents de la maison, leur faire la lecture. Pour la messe, animer les chants ou lire une lecture.

Cette semaine, nous pourrions nous poser cette question :

Avons-nous bien saisi que Jésus ne fait pas de sélection et qu’il s’adresse à tous sans exception ? Il ne tient qu’à nous d’accepter d’être embauchés. Il y a du travail pour tous ! Irons-nous à sa vigne ?

 

Odile AUBRON

LEME pastorale santé