Les 5 Essentiels

Pour commencer, voici — pour vous, parents — 3 « bonnes nouvelles » :

  1. personne ne vous demande d’être des super-héros ! La famille parfaite n’existe pas !
  2. Vous n’êtes pas seuls dans vos succès ou dans vos épreuves. Et des moyens de vous entraider existent.
  3. Le Seigneur aime votre famille et veille sur elle avec tendresse. Invitez-le ! Faites-lui de la place !

5 essentiels : Partant de là, je vous propose 5 outils complémentaires pour vous aider à relire votre vie de famille et vérifier son état de marche (Citer ici les 5).

 

  • L’Amour fraternel : où en êtes-vous de l’affection mutuelle ?
    • Dans une famille, on ne se choisit pas comme on choisit son groupe d’amis. Personne non plus n’est le propriétaire de personne, ni de mes enfants, ni de mon conjoint. En revanche, chacun est responsable de son frère. Ce qui n’est pas la même chose.
    • Concrètement, ça veut dire :
      • Je ne t’aime pas en fonction de ce que tu fais pour moi ou parce que ça me plait, mais parce que j’ai choisi de t’aimer sans conditions.
      • Si parfois tu te sens mal aimé, c’est que, même si je veut te montrer beaucoup d’amour, je n’y parviens pas toujours et pour de multiples raisons liées à ma vie, aux événements de la vie.
    • S’aimer comme des frères, c’est aussi l’amour que les enfants se doivent entre eux. Attention à les aider, vous les parents, à ne pas confondre ici l’amour ressenti et l’amour profond qu’on se porte. Encouragez-les notamment à se demander pardon après une altercation.
    • S’aimer comme des frères, c’est enfin passer du temps gratuit ensemble. Quelle place accordons-nous à la fête, au jeu, en famille (spécialement vous, les pères) ?

 

  • L’apprentissage et l’exercice du Service
    • Dans une famille, il n’est pas naturel de se rendre mutuellement service. Encore moins de rendre des services sans en attendre un mot de reconnaissance. Cela s’apprend et il faut du temps !
    • En famille, vérifions aussi si nous savons donner de la place aux plus fragiles, aux plus faibles.
  • La responsabilité d’Education : parce que rien n’est inné, tout s’apprend.
    • Eduquer, c’est donner l’exemple. Etre exemplaire (ce qui ne veut pas dire –être parfait).
    • Eduquer, c’est savoir donner des limites, avec douceur et fermeté, et être soi-même un modèle d’obéissance.
    • Eduquer, c’est vouloir que mon enfant devienne ce qu’il est et non ce que je voudrais qu’il soit, pour qu’il soit vraiment heureux.
    • Eduquer c’est savoir reconnaître ce qui est bon dans son enfant et savoir le lui dire à haute voix.
    • Petite confidence : parfois, je vois des enfants éduquer leurs parents !

 

  • Le Témoignage de la foi en famille et au dehors, par rayonnement.
    • Témoigner de la foi, c’est savoir dire par exemple, devant son enfant : « je te demande pardon », ou bien : « je crois en toi, Seigneur », ou encore : « toi aussi, tu es aimé(e) de Dieu »…
    • Témoigner de la foi, c’est savoir poser des gestes de croyant : ouvrir l’Evangile, servir les pauvres, prendre soin des malades, encourager les éprouvés, être bon avec tous…
    • Témoigner de Dieu en famille, c’est avoir décidé de donner « ma vie pour toi », et apporter la preuve que c’est déjà une réalité.
    • Témoigner de la foi, c’est susciter la conscience qu’il y a plus grand que « nous tes parents », qu’il y a une Source cachée, derrière toute paternité, derrière toute famille sur la terre.

 

  • La prière et l’amour de Dieu
    • Nous avons une âme à révéler et à faire grandir. Eveiller le sens de la prière dans son enfant, c’est lui apprendre qu’il n’est pas réductible à amas de chair ou à un cerveau. Il est bien plus que cela : il est éternel.
    • La prière d’abord louange : elle est notre manière de dire à Dieu que nous lui sommes reconnaissants de nous savoir aimés de lui et pour toujours, et de lui dire que nous l’aimons et l’aimerons toujours.
    • Un enfant ne priera jamais s’il ne voit pas ses parents prier — ce qui s’appelle prier et non répéter des formules.
    • On apprend à prier : cela suppose des rythmes et des rites. La prière en début d’un repas, une prière au coin du lit.

Ces 5 essentiels — c’est juste une suggestion — valent la peine d’être affichés à la maison : sur la porte du frigo ou dans l’espace commun. Ne serait-ce que pour se demander de temps en temps : où en suis-je ? Où en est-on en famille ? Pourquoi pas se poser de temps en temps en famille pour faire le point sur les 5 essentiels ?

Pour conclure : tout ce que je viens de vous dire n’a de valeur que si cela s’enracine dans l’Evangile. La vie du Chrétien consiste à chercher sans cesse à non seulement imiter le Christ mais à lui ressembler au point qu’on puisse dire : c’est le Christ qui vit en lui, en elle. C’est le Christ qui vit dans cette famille !